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Capsule

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Les pensées boomerangs

On peut entraîner notre esprit pour qu'il reste toujours un peu plus longtemps dans le rien, mais, à moins d'être un moine tibétain qui médite 15 heures par jour, c'est presque impossible d'empêcher nos pensées de venir nous chatouiller la tête.
Et c'est une bonne chose! Une chance! Nos pensées sont belles, nos pensées sont nous. C’est par elles que nous générons des idées, des flashs, que nous trouvons des solutions, que nous comprenons comment on se sent vraiment devant telle ou telle situation, que nous allons au bout de certaines réflexions, etc.
Le truc, c'est que la majorité du temps, ces pensées plus profondes sont ensevelies derrière des tas de pensées de surface.

Tsé, ce genre de pensées qui arrivent et qu’on chasse la majorité du temps comme si c’était un moustique tannant. Le truc, c’est que tant qu’elles n’auront pas eu notre attention, elles reviendront nous cogner la tête après leur petite ronde à l’extérieur de notre monde.

Vous me voyez venir.
Je les appelle les pensées boomerangs.

C’est vraiment comme le boomerang que tu lances et qui reviendra toujours vers toi tant que tu ne l’auras pas déposé quelque part. Quand y’en a juste un, ça peut se gérer. Mais quand ils se multiplient, ça peut être difficile de voir clair et devenir assez épuisant.

Par contre, si elles reviennent tout le temps nous chatouiller le ‘’rien’’, ces pensées, c’est qu’elles sont importantes. Notre esprit est bien fait, il nous enverra ces ‘’signaux’’, ce : ‘’Hey! T’as des choses à régler’’, tant qu’on ne lui aura pas signifié qu’on l’a bien compris.

 

Une bonne façon de ne pas les ignorer en attendant de pouvoir les gérer et de dire à notre esprit ‘’C’est bon! Je t’ai entendu’’ :

 

LES NOTER

 

Ça peut paraître simple, mais si vous le faites sérieusement, c’est un immense cadeau à vous faire pour avoir l’esprit plus léger.

Si vous êtes plus de type papier, trouvez-vous un carnet de format : ‘’Je te suis partout où tu vas’’ et notez tout dans celui-ci. Parce que sinon, les notes libres qui finissent généralement leur vie en petit papier chiffonné dans le fond de votre poche après le lavage, c’est pas mal moins efficace.

Autre choix, une application de prise de notes qui se synchronise sur tous vos appareils. (Je suis personnellement une adepte de Google Keep, mon allié pour un esprit plus léger)

 

Une fois que vous aurez choisi votre ‘’récipient à boomerangs’’, déposez tout là-dessus.

Ça peut être votre liste d’épicerie, payer une facture, prendre rendez-vous chez le dentiste, acheter de la nourriture à votre pauvre petit chat à qui vous donnez des restes de table depuis deux jours, appeler votre grand-maman, etc.

 

Seule condition : honorez-les.

Les noter ne sert à rien si vous n’allez pas au bout de ces choses à régler. Si ces pensées sont là, c’est qu’elles doivent être prises en charge.

Sinon, c’est encourager les boomerangs à revenir au galop. Et pour utiliser à nouveau notre superbe analogie du cerveau-muscle-biceps : plus les boomerangs s’accumulent, plus le poids des pensées est lourd et donc, difficile à ramener dans notre précieux espace de ‘’rien’’.

 

Ce qui introduit merveilleusement la prochaine capsule sur la procrastination ou Être gentil avec le soi-même du futur.

 

Défi :

1- Continuez vos 3 riens quotidiens avec la conscience de ces pensées boomerangs. Observez-les apparaître, puis revenez à votre ‘’maintenant’’. À la fin de votre moment de ‘’rien’’, notez ces fameux boomerangs. 

Déposez-les pour faire de l’espace dans votre esprit et rendre la musculation plus légère.

[On est pas encore des ‘’bodybuilders’’]

[Ça va venir]